" Mugiwara-no-Alex
Salut ^^
J'ai vu que t'es allé sur mon profil...
J'te trouve jolie donc je tenais à t'le dire :p
T'habites à Stras' ? On s'est déjà vu ? Fête de la musique peu être ? ^^
J'aimerai bien t'connaitre ^^
Sur ce, bonne soirée =)
mardi 24 juin 2008 23:05 "
C'est ce qu'il m'écrivit, avec une naïveté rare. Sur le coup, je le trouvais ridicule, il faisait son plan drague, qu'il devait faire à des millions de filles. A ces yeux je n'étais qu'une proie. J'étais déjà passé sur son profil, mais je ne me souvenais plus qui il était. Machinalement, je cliquais sur son nom, je vis sa photo, son sourire et son regard.. une innocence à couper le souffle, un regards comme j'en avais pas vu depuis des années. Mais après tout, il n'était qu'un garçon insignifiant. Je lui répondais alors, le plus banalement possible, en lui laissant mon adresse, un de plus, un de moins.. cela n'avait pas d'importance. Lorsqu'il m'ajouta, il ne vint pas me parler, je fis le premier pas, on ne parlais pas... banal, ennuyeux .. je fermais cette fenêtre, sans remords en me disant qu'il n'avais vraiment rien de particulier. Un jour alors que l'ennuie envahissait ma soirée, j'étais devant cet écran à chercher la moindre distraction possible. Je le vis connecté, pourquoi ne pas lui parler ? Je ne sais pas ce qu'il y avait en plus ce jour là, mais le courant était finalement passé. Les discutions s'enchaînèrent, les délires. Il était devenue la raison de me connecter. Je n'avais qu'une hâte c'était de voir, son speudo, sa photo. Les mots doux commençaient même si on ne pensait pas réellement ce qu'on disait. Puis les crises de jalousies.. les disputes. Et pour finir des discutions jusqu'à tard le soir. Il était devenue mon habitude, ma préférence. Quelques semaines plus tard par je ne sais quel hasard, un orage grilla mon modem. Plus moyens de lui parler.. c'est alors chez une amie que je lui écrivit quelque mots en lui laissant mon numéro. Je ne m'attendais pas à recevoir un appel de lui. Je ne savais même pas pourquoi je lui avais laissé. J'avais mon copain et lui ses conquêtes. J'en était qu'une de plus pour lui. Il était tout ce que je détestais chez un garçon. Alors pourquoi cette violente envie de ne pas le lâcher ? Je m'accrochais à des simples utopies. Comme si il allait changer pour moi. Et pourtant, mon téléphone vibra le lendemain. A la seconde ou j'entendis sa voie, je su que c'était lui. Il se faisait appeler Alex, mais son vrais prénom était Alexandre, je ne l'apprit que ce jour là. Prénom banal pour moi à la base, il devint une préférence. Il sonnait si joliment. J'avais cette envie de le dire à tout bout de champs, Alexandre, Alexandre, Alexandre. Si à cet instant j'avais su ce qui allait m'arriver.. je crois que je ne l'aurais pas cru. Nous passâmes des nuits à s'appeler, à se découvrir. Il me paraissait tellement diffèrent, que j'avais au fond de moi cette envie de le voir. Il était donc temps de se rencontrer, après environ un mois, nous nous donnions rendez vous à la place Kleber. C'était le 15 juillet 2008. Une belle après midi. J'étais la assise, sur ces palissades en boit. Le soleil dans les yeux, la boule au ventre. Il avait du retards. Les minutes me semblait être des éternités. J'avais mis mon pull préféré.. sûrement pour me porter chance. Et s'il n'aimait pas le marron ?! Je le trouvais soudain moche, j'aurais voulu m'habiller mieux. Je vis quelqu'un passer devant moi, puis reculer, je savais que c'était lui, je n'osais lever la tête.. j'avais bien trop peur. Il s'approcha, je ne vis que ses chaussures. Poussant ma mèche qui me couvrait le visage, je levais la tête. J'eus un léger sourire qui traduisait mon stress. J'enlevai mes écouteurs, je me contentais d'un timide "salut" et d'une bise. Il était plus grand que moi (soulagement). Il critiqua ma taille, trop petite à son goût sûrement. Il rigola, et me sourit.. à cet instant je ne vis que lui. Son sourire me frappa comme si on me transperçait le c½ur, mon ventre se noua... Je ne sais pas ce qui m'arriva à ce moment là, certains qualifieront cela de coup de foudre, moi je dirais juste qu'il savait user de son charme. Ses cheveux foncés presque noirs parfaitement coiffés couvraient une partie de ses yeux. Mais son regard était tellement profond que je m'y perdais facilement. Je fus soulagée de voir qu'il portait un t-shirt marron. Le sourire me vint, il me regardait, j'étais mal à l'aise, maladroite. Il m'acheta de l'eau, tant mieux, ma gorge était sèche. Il m'impressionnait, me perturbait. Il avait une telle assurance, il me parlait de tout avec une aisance parfaite. J'en étais presque jalouse. Il suffit parfois d'un regard pour comprendre.. ce fut le sien. Une folle envie de tout savoir sur lui m'éprenais. On s'installait, sur l'herbe, à l'écart, loin des gens. Il me semblait que nous n'étions que deux à cet instant. Personne ne pouvais m'enlever cette inébranlable envie de l'embrasser. Il avait ces lèvres, parfaitement dessinées.. Je n'avais que quelques centimètres à faire, pour les effleurer.. mais cette crainte d'envie non réciproque me retenais. Ses yeux scrutaient chacun de mes gestes. S'en était déroutant. A l'instant ou son sourire s'affichait, mon c½ur lui chavirait. Après quelques heures je devais le quitter, mon protecteur de père s'était fait une joie de me le rappeler par sms. Déçue de n'avoir pu l'embrasser, crainte de l'avoir perdu, je me dirigeais, à ses côtés, vers mon arrêt de bus. Je marchais lentement, espérant le rater. Je fus soulagée de voir que mon bus n'arrivait que 10 minutes plus tard. Il s'adossa conte la paroi de labris bus. Il me regarda, nous parlâmes de bon c½ur. J'espérais que ce maudit bus soit en panne et que je sois restreinte à rester un heure de plus près de lui. Mais ce bonheur fut de courte durée. Puisque les gens s'agglutinaient comme un troupeau sur le trottoir voyant le bus faire son entrée. Je crois qu'a ce moment je fis la mou, mais que quelques secondes, il était tellement impressionnant que je ne voulais lui montrer la tristesse qui m'envahissait peu à peu. J'avais l'impression d'avoir tout raté, peut être que je ne lui plaisait pas après tout.. Je l'embrassait sur les joues, ce n'était pas une bise, mais plutôt un moyens de lui faire comprendre qu'il était plus qu'un simple ami pour moi. Je me retournais, avança vers le bus. Je n'avais pas fait deux pas, que je sentit qu'on me tirait vers l'arrière, il tenait ma capuche, me fit me tourner doucement, plaça une main dans mon cou, l'autre sur ma joue et m'embrassa... Mon c½ur cogna dans ma poitrine, les frissons parcoururent mon corps tout entier. une bouffée de bonheur m'envahit. Qu'elle merveilleuse idée j'avais eu de mettre mon pull à capuche ! Nous étions ensemble, et même si j'étais sous le charme, je n'enchaînais depuis un an que des relations courtes. Par conséquent je m'attendais à ce quelle dure, un ou deux mois. & pourtant les mois s'enchaînent. Nous en sommes au seizième ... C'est tellement bon de voir que lorsque l'ont croit connaître l'amour, on rencontre quelqu'un qui fait que tout soit différent, et ce quelqu'un c'est lui. Ce prendre une baffe, de voir que tout ce qu'on a vécu avant était rien et même ridicule comparé au bonheur qu'il peut t'apporter. Même si au départ, l'indifférence était le maître mot, j'ai bien la preuve que l'obsession n'est pas loin devant. Tout le monde se prétends être amoureuse, combien de fois je me suis suis demandé si je l'étais sans vraiment savoir comment cela marchait. C'est au moment ou on rencontre LA personne, que l'on comprends que ce que l'on vit n'est pas banal. Oui, pour la première fois je le suis. Il fait de ma vie un bonheur total, ce bonheur que j'effleure du bout des lèvres chaque jours. Ce bonheur dont j'espère ne jamais me lasser. Car avant d'être mon amour, il est mon meilleur ami. Et je veux que ce soir, il sache qu'il est tout ce que je désire, ce que j'aime.. et que je ne vois plus de suite possible sans lui à mes côtés. Certain me trouveront sûrement naïve, à vivre dans un monde dont il est le seul protagoniste. Quitte à passer pour telle, je préfère mon monde à celui ou il n'est pas là.
Alexandre, je t'aime__